14 août 2009
Nouvel Interview du quotidien Camerounais MUTATIONS
Patrick Mamia : Etre autodidacte ne suffit pas
Caricaturiste et enseignant de Bd à l'école Pivaut de Nantes, il appelle ses collègues à plus de collaboration avec le Fescarhy.
Vous avez, lors de la dernière édition du Fescarhy, animé un atelier de formation. Au terme de cet atelier, comment avez-vous vécu la dernière édition du festival?
Mon sentiment est positif. J'étais chargé du camp artistique qui s'est tenu du 06 au 10 juin. Les jeunes caricaturistes ont produit un travail de qualité. Je pense que nous avons atteint nos objectifs bien que je crois que l'on peut faire mieux. Ce qui doit s'améliorer c'est la participation des caricaturistes camerounais qui doivent soutenir le festival par leur présence car le Fescarhy représente le Cameroun dans le domaine de la caricature. Il faut plus d'ateliers, de rencontres avec les jeunes. Ce sera un pas et petit à petit on pourra améliorer les rendements.
Avez-vous senti une évolution dans les travaux que vous avez dirigés ?
Tout à fait mais je pense que l'on doit être plus professionnel. Le plus important n'est pas seulement de vendre ou d'être connu. Il faut surtout avoir une bonne qualité de dessin, une bonne approche marketing et l'internationalisation du travail. Je pense que l'on ne doit pas uniquement se limiter au fait que l'on vende bien les produits. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'école Pivaut de façon générale et moi, en particulier, avons décidé de participer à cette édition du Fescarhy pour créer le déclic qu'il faut. Il faut bien garder à l'esprit qu'être autodidacte ne suffit pas.
Vous-même avez été autodidacte avant de vous former puis d'enseigner à l'école Pivaut de Nantes…
Comme la plupart des caricaturistes camerounais, j'ai eu un cursus normal. J'ai fait un bac D et me suis inscrit en sciences de la terre à l'université de Yaoundé I. C'est pour cette raison que même pendant que j'étais au lycée, j'allais au Fescarhy. C'ets d'ailleurs lors de ma première participation au festival que j'ai eu la mention spéciale Unicef pour la création du logo du parlement des enfants en 2000. C'était mon premier contact avec le Fescarhy et en 2005 j'ai rencontré Jean Claude Fournier je lui ai parlé de ma passion pour le dessin et lui m'a parlé de l'école Pivaut. C'est ainsi que j'y ai déposé un dossier et j'ai été accepté en deuxième année dès le départ. Ma maman a payé mes études, bien évidemment, et j'ai eu mon diplôme professionnel en 2007 et en 2008 j'ai été invité au Fescarhy. C'est au cours de cette édition que le directeur de cette école m'a proposé d'être professeur au sein de l'établissement qui m'avait formé.
Quelle différence faites-vous entre le caricaturiste qui n'avait que sa passion et l'enseignant que vous êtes devenu ?
C'est sur que ça change. J'ai eu des difficultés lorsque je suis arrivé à l'école car j'étais habitué à faire mes dessins vite fait et comme je le sentais et quand j'ai confronté mon travail avec celui des autres, j'ai failli arrêter. Ici on me louait mais quand j'ai confronté mon travail avec mes camarades, j'ai compris que j'avais encore beaucoup de travail à accomplir. Bien évidemment, quand on fait une école professionnelle cela signifie que c'est obligatoirement un travail professionnel que l'on sera appelé à produire. Je pense que la différence est très très grande. D'ailleurs, j'ai toujours conservé mes premiers dessins. J'avais souvent tendance à les jeter car je les trouvais nuls mais ça me permet de voir l'écart qui s'est produit. Et ma passion a toujours été d'enseigner à l'université et comme l'école Pivaut est une école universitaire, ça me plaît.
Propos recueillis par Dorine Ekwè
05 août 2009
Article journal "le jour" Cameroun
L’enseignant de caricature et de dessin animé à l’école Pivaut de Nantes anime un atelier dans le cadre de la 11ème édition du Fescarhy.
La 11ème édition du Festival international de la caricature et de l’humour (Fescarhy) qui se tient actuellement à l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé connaît la participation de plusieurs caricaturistes au rang desquels Patrick Mamia.
L’air toujours souriant, disposé à recevoir tous ceux qui l’abordent, le Franco-camerounais de 26 ans, originaire de la région du Sud, plus précisément du village Lolodorf, est passionné de la caricature depuis la tendre enfance. C’est pour assouvir pleinement cette passion qu’il interrompt son parcours universitaires. Après avoir passé un an à la Faculté des Sciences à l’université de Yaoundé I, Patrick s’envole pour l’école Pivaut de Nantes où il embrasse une formation dans la filière bande dessinée et illustration. Les formateurs perçoivent en lui un talent évident. De par ses performances avancées en caricature, il brûle l’étape de la première année et va directement en deuxième, en trois années et pleine d’expériences, Patrick Mamia obtient un diplôme professionnel en bande dessinée illustration et infographie. Diplôme grâce auquel il deviendra professeur en bande dessinée et image dans la même école.
Au bout de sa formation académique, le professionnel de la caricature fait ses prouesses dans les magazines telles que Cité black de Paris. C’est lui qui conçoit et exécute les couvertures des livres chrétiens, des portraits de star, comme des footballeurs et des logos sur commande. Patrick Mamia redécouvre le Festival international de la caricature et de l’humour sur invitation de l’Association Hirondelle. Objectif : tenir un atelier au camp artistique sur la caricature. Il retrouve donc ce rendez-vous en tant que formateur, après l’édition 2008 à laquelle il a assisté comme participant.
Francine Ndjaba (Stagiaire)
http://www.lejourquotidien.info/index.php?option=com_content&task=view&id=5936&Itemid=62
22 mars 2009
PIRATES
Autre chose, peinture à l'acrylique plus une ombre d'une affiche de festival de BD. Je mettrais la version finie bientot.
19 mars 2009
Enfin de retour sur les ondes
C'est vrai ça fait un bail que je ne baille plus sur ce blog, celà ne veut pas pour autant dire que je n'avais rien à publier ou encore que je n'ai rien foutu. Loin de là; la preuve, voici quelques petites recherches que j'ai faites sur la conquête de la corse par les turcs. Pas que j'ai une femme corse; plutôt que j'ai commencé à m'interessé à cette île, sans plus ni moins. Soyez doux et vrai. Cordialement. Voilà, ils sont là tous.
31 octobre 2008
nouveau T
Salut les visiteurs. Juste une nouvelle technique de colo sur photoshop avec la tablette graphique, que, jadis je détestais mais,qui me semble aujourd'hui interescente.Nuit et jour. A vous!!!
24 août 2008
Nouveau!!!
Salut les visiteurs. De retour du cameroun J'ai essayé de refaire une autre planche pour remplacer celle que j'avais eu à faire au préalable pour mon projet de BD. Je trouvais qu'elle n'était pas ce que je voulais exprimer. Par contre la nouvelle me semble plus gaie. Je laisse à chacun de voir.
anciennne Planche
planche Corrigée
BD d'essai de technique
Tiens tiens, une technique de coloriage que j'ai voulu essayé. ne faites pas attention au scénario, c'est du Baclé. ça n'a pas été calé d'avance. Sur la planche2 niveau colo, j'ai fait de gros mélanges.

23 août 2008
les applats sont parfois biens
J'ai l'impression que les applats vont bien avec ces styles, vu qu'ils ne sont pas poussés. Qu'est-ce que vous en pensez? En plus c'est pas du tout mon style, mais j'essaye juste.
16 août 2008
article de presse Festival de BD Cameroun
10 août 2008
Bienvenu
Bienvenue à tous dans mon blog et j'espère que vous prendrez plaisir à le visiter! Kénavo Awéshall!!!
















Par
un après-midi d'été 2005, alors que Patrick Mamia flâne sur les berges
du port Saint-Nazaire de Nantes en France, il tombe sur quelques objets
désuets qui ont servi à la déportation des esclaves de l'Afrique vers
l'Europe. C'est alors qu'il décide de réaliser une bande dessinée sur
la traite négrière qui a appauvri l'Afrique pendant plusieurs siècles. 



